LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

A-t-on le bon système démocratique?

Le choix des élus pour la ville de Saguenay, à l’instar des autres villes au Québec et dans le monde, repose sur des élections périodiques qui permettent aux élus de gouverner en utilisant des façons de faire qui leur sont propres. C’est ce qu’on désigne comme une démocratie représentative. Malheureusement, dans certains cas, les élus prennent des décisions sans nécessairement consulter la population convaincus qu’ils ont été plébiscités pour ce faire et que les opposants à leur manière de gouverner n’ont qu’à se faire élire s’ils ne sont pas satisfaits. Donc, pour ce type d’élus, le sens du terme « se faire élire » signifie « prendre le pouvoir » et non pas « être imputables » devant les citoyens des gestes qu’ils posent.

Est-ce le seul système actuellement disponible et utilisé dans le monde pour gouverner les villes?

Nous vous présentons ci-dessous une alternative, la démocratie participative. Ce mode de gouvernance est utilisé dans plus de 1 000 villes dans le monde, dont environ 150 en Europe. Au Québec, certaines villes comme Longueuil ou l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, à Montréal, en font actuellement l’expérimentation. (Réf. : Luc Rabouin, Démocratiser la ville, Lux, 2009).

Ce n’est qu’après quelques rencontres que l’Équipe du renouveau démocratique a réalisé que ce qu’elle voulait utiliser comme mode de gouvernance avait pour nom la démocratie participative. Une ville de près de 150 000 habitants ne peut pas se permettre de laisser pour compte les compétences de ses contribuables et de refuser leur participation aux prises de décisions.

L’Équipe du renouveau démocratique privilégie cette option qui exige, pour être efficace, de donner, entre autres, à la population l’accès libre à l’information précédé d’une formation sur les rouages de la Ville.

Nous vous invitons donc à lire ce qui suit afin de juger des avantages et inconvénients de ces deux modes de gouvernance. 

1- La démocratie représentative (gouvernance actuelle)

Référence : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Democratie_representative.htm

La démocratie représentative, appelée aussi démocratie délégative, est l’une des formes de la démocratie dans laquelle les citoyens expriment leur volonté par l’intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. Ces élus, qui représentent la volonté générale, votent la loi et contrôlent éventuellement le gouvernement. Une des conditions pour que le régime soit démocratique est que, grâce à des élections ayant lieu à des échéances régulières, le mandat des représentants soit limité dans le temps (pas de charges à vie ou héritées). Aucun gouvernement n’est jamais installé définitivement. L’opposition est considérée comme une force légitime et toutes les tendances sont admises à s’exprimer. En outre, l’espoir d’accéder au gouvernement est ouvert à tous.

La plupart des démocraties actuelles ont adopté le système de la représentation dès leur instauration.

Les limites de la démocratie représentative :

Malgré son nom, la démocratie représentative souffre d’insuffisance de la représentativité. La composition socioprofessionnelle des élus est souvent très éloignée de celle du corps électoral (revenus, instruction, classes sociales, origine culturelle, sexe…).

Les intérêts des élus ne coïncidant pas nécessairement avec ceux des électeurs.

La concentration des pouvoirs qui favorise la corruption.

Il y a tendance à la concentration des forces politiques.

Les conflits d’intérêts sont fréquents. Ex: élus qui déterminent eux-mêmes leurs propres salaires.

L’éloignement du citoyen des décisions prises par les élus diminue fortement leur intérêt pour la chose publique dont leur participation aux élections.

Réf : « Toupictionnaire » : le dictionnaire de politique.

2- La démocratie participative (ce que nous proposons)

Référence : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Democratie_representative.htm

Étymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité et du latin participatio, participer.

La démocratie participative désigne l’ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d’augmenter l’implication des citoyens dans la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décisions.

Elle trouve son fondement dans les lacunes de la démocratie représentative :

parlement non représentatif de la diversité de la société,

éloignement des élus du terrain et de la réalité quotidienne,

sentiment pour les citoyens de ne pas être compris des politiciens,

méfiance envers les hommes politiques,

faiblesse des contre-pouvoirs,

augmentation de l’abstention lors des élections.

La démocratie participative s’inspire des concepts qui ont été mis en place à partir des années 1960 dans les nombreuses entreprises afin d’améliorer l’organisation des postes de travail (management participatif).

La démocratie participative se présente comme un système mixte dans lequel le citoyen délègue son pouvoir à des représentants qui proposent et votent des lois, mais conserve cependant le pouvoir de se saisir lui-même de certaines questions.

Les caractéristiques d’une démocratie participative sont :

l’extension du droit de vote et de sa fréquence, assortie de l’initiative législative (ex : via des pétitions);

la concertation dynamique, sous forme de débats libres, relative à des décisions aussi bien à échelle du district que municipale (exemples : Comités consultatifs, Conseils de quartiers, etc.);

la mise en place d’un système organisé qui garantit que toutes les idées constructives et nouvelles des citoyens seront examinées de manière efficace.

Un système de démocratie participative sera d’autant plus pérenne que toutes les mesures décidées sont acceptables par la grande majorité des personnes concernées et vont dans le sens du « bien commun ».

Les critiques faites à la démocratie participative portent principalement sur :

la notion de démocratie participative qui n’est souvent qu’un simple discours rhétorique, sans réalité concrète, elle est parfois associée au populisme,

la représentativité des citoyens participants aux débats,

le rôle des conseils et comités qui se limitent souvent à l’aspect « consultation », oubliant l’aspect « échanges entre acteurs »,

la difficulté de savoir si les avis exprimés sont basés sur des considérations objectives ou sur la défense d’intérêts personnels;

la difficulté de vérifier la véracité de l’information ayant servi à l’argumentation.

Autres liens :

« La démocratie participative est une forme de partage et d’exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Democratie_participative

« La démocratie c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants Non pas une fois tous les cinq ans ni tous les ans, mais tous les jours. »

http://democratieparticipative.wordpress.com/

« Enfin, on nous a donné la parole! C’est unique, aucun autre candidat ne fait ça! Travailler son programme avec nous! »

http://gtdemocratieparticipative.blogspot.com/